9 octobre 2008

Tain

Selon des prédictions très sérieuses, nos futiles existences que l'on se plaît à croire remplies, prendraient fin l'année prochaine.
J'aime m'imaginer que les prochains qui chercheront nos traces tomberont sur ce qui se trouve sur nos blogs. Des milliards d'articles, d'innombrables sentiments. Qu'ils auront des machines si puissantes, qu'en un battement de cils (qui n'existeront plus, parce qu'ils seront intégré dans l'oeil de ces choses), ils analyseront nos vies.

Je-dis-vague.
Tout ça pour dire, que nous vivons nos plus belles années. Après mûre réflexion dans une Honda Civic verte au capo noir, oui, c'est le cas - c'est maintenant ou jamais.
Si on se comporte en mouton bien sage, qu'auront nous à raconter à nos fardeaux appelés enfants (enfin là, je parle de vous hein) ?
Alors je choisis la "débauche". Je le met entre guillemets, parce qu'il y a toujours pire que soit-même à ce niveau là.

Si on réfléchit bien, ça passe si vite, qu'on ne trouvera définitivement plus le temps de faire des folies pareilles.
Mettons : on finit nos études, on cherche une FAC - là vous allez me dire, on peut s'y rendre une fois sur dix, j'ai envie de vous répondre que ce ne sera pas le cas de tout le monde, et que si vous réfléchissez comme ça, vous êtes vraiment un bon gros déchet - on y rentre, on obtient nos foutus diplômes, on cherche un taf, et pis si on en trouve un, dans la foulée, on se prend un crédit sur 30 ans pour rembourser l'achat d'un pauvre petit pavillon à la périphérie de la ville et à l'isolation bâclée. Là, si on a de la chance, on vit avec quelqu'un d'autre, on moule une petite famille, en reproduisant les schémas que nos propres familles auront appliqués sur nous, pauvres victimes inconscientes, et on attend la retraite. Une fois qu'elle est là, elle vous tient, et vous lâche plus. Vous êtes trop vifs pour trouver les journées courtes, et trop seul pour les trouver bien remplies. Vos enfants ne viennent pas vous voir, vous avez la santé fragile, vous faiblissez, boum, happy ending.

Alors la question c'est "quand".
Quand trouvera t-on le temps ?
- le temps de quoi Mlle Dick ?
Le temps de vivre. Ce que j'appelle vivre, c'est ce mother carpe fucking diem.

Play now, or never.

(les destinataires de ce message se reconnaîtront seules)

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Il est vrai ma fois que la vie peut sembler passé vite parfois. Pour ma part, chaque heure passe lentement, je ressens chaque minutes qui s'écoulent et pourtant, en faisans un bilant, c'est bien vrai que ça passe vite. Est ce parce que la mémoire oubli l'ennui mortel tant il est souvent présent ? Aucune idée.
Pour ma part, mon esprit formaté me contraint à ne pas répondre à la question "quand", puisque nous somme censé vivre 8 bonne décénies (si tout va bien). Je dois faire partie de ces moutons qui suivent le troupeau au bord du ravin. C'est fou ce qu'il est drole de les regarder plonger, tout en sachant qu'on finira par y aller. Ironique je le conçois. (sympathique Magnolias for ever x] )

Meynial a dit…

C'est maintenant ou jamais ...

Je suis bien contente que cette Honda Civic verte au capo noir me ramène plusieurs fois par semaine a Champfrost .